5 raisons pour lesquelles vous devriez vous intéresser au modèle coopératif

1 mars 2021

Delphine Chalon

Les coopératives, c’est 2 800 entreprises à travers le Québec, qui regroupent plus de 1,3 million de membres ! Elles emploient à elles seules 46 000 personnes et font un chiffre d'affaires annuel global de plus de 14,5 milliards de dollars.

Donc non, ce n’est pas un petit secteur de l’économie réservé aux épiceries bio ! Il y a d’ailleurs de nombreux domaines dans lesquels vous pouvez les retrouver : l’agroalimentaire bien sûr, mais aussi les services scolaires, l’habitation, et même le secteur financier ! L’agence Belvédère est elle-même une coopérative de communication depuis 2014 !

Alors voici 5 bonnes raisons de vous intéresser à ce modèle :

1. Une gouvernance flexible

Au Québec, il y a 5 types de coopératives, encadrés par la Loi sur les coopératives. Vous trouverez forcément celui qui correspond à vos besoins et à ceux de vos membres.

La coopérative de consommateur·rice·s : comme son nom l’indique, le membre y est avant tout un·e consommateur·rice. La coopérative lui fournit des biens et des services de meilleure qualité et à moindre coût, pour son usage personnel.

La coopérative de solidarité : ce type de coop regroupe des personnes ou des sociétés qui ont une cause ou un intérêt commun, mais des besoins variés. Elle sera composée de 3 types de membres : les travailleur·se·s, les utilisateur·rice·s et les soutiens !

La coopérative de producteur·rice·s : ce modèle est parfait pour les groupes de travailleur·se·s autonomes ou de sociétés qui souhaitent partager des biens et services nécessaires à l’exercice de leur profession.

La coopérative de travail : vous rencontrerez ce type de coop lorsque des travailleur·se·s désirent exploiter leur propre entreprise. Ils sont donc à la fois salarié·e·s et propriétaires.

La coopérative de travailleur·se·s actionnaires : ici, les personnes se sont rassemblées pour détenir des actions de la société qui les emploie.

Alors, quel modèle est fait pour vous ? Chez Belvédère, nous avons choisi la coop de solidarité : il nous permet de pouvoir travailler avec une multitude de membres travailleur·se·s et utilisateur·rice·s, qui ont tous des besoins variés. Ainsi, notre mode de gouvernance est flexible, adaptable, et nous permet de pouvoir évoluer constamment !

2. La participation, au cœur de la coop :

Dans une coop, un membre = un vote : peu importe la taille de votre portefeuille ou la popularité de votre nom ! Ainsi, chaque membre peut participer à la prise de décision en élisant ses représentant·e·s au sein du conseil d’administration. En réalité, les membres sont les véritables propriétaires de la coopérative, puisqu’ils et elles contribuent de manière équitable au capital de la coopérative et en ont le contrôle économique. S’il y a excédent, celui-ci peut être réinvesti dans le développement de la coopérative, placé en réserve, ou redistribué aux membres sous formes de ristournes. En aucun cas, il ou elle ne pourra enrichir l’un·e ou l’autre des membres de façon individuelle.

3. L’ouverture à tous

La coopérative est également ouverte à tou·te·s : à partir du moment où le ou la membre peut avoir besoin des services proposés par la coop, alors celle-ci ne peut pas exercer de discrimination.

4. Une organisation autonome et indépendante

Une coopérative est une organisation autonome, gérée par ses membres et indépendante sur le plan juridique. La responsabilité de chacun·e y est limitée à la valeur des parts souscrites. En effet, les membres détiennent des parts, c'est-à-dire des morceaux du capital social de la coopérative. On en distingue 3 types : les parts sociales, les parts privilégiées et les parts privilégiées participantes. Les parts sociales, d’une valeur de 10 $, constituent la base du capital : elles ne sont ni transférables, ni rachetables. Les parts privilégiées et parts privilégiées participantes peuvent être attribuées à des personnes ou structures non membres de la coopérative.

5. Une véritable alternative au modèle capitaliste

Saviez- vous que le modèle coopératif était le plus viable au Québec ? En effet, leur taux de survie est établi à 44,3 % après dix ans, alors que celui de l'ensemble des entreprises n'atteint que 19,5 % pour la même période de temps ! 1 Ce modèle permet un véritable changement de paradigme dans la façon de percevoir le marché : on le pense comme un système interdépendant et collaboratif : les coops sont souvent organisées en réseau au niveau local, national et même international. Cela permet de défendre des intérêts communs, et de constituer un poids solide dans le domaine politique.

Alors, décidé·e ? Vous verrez que les coopératives qui vous entourent souhaitent développer leur mission et sont attentives à essaimer leur modèle : ainsi, vous rencontrerez beaucoup de fondateur·rice·s qui partageront leur modèle d’affaires : inspirez-vous en ! Et oui : l’idée au cœur de l’économie sociale et collective n’est pas de s’enrichir individuellement, mais bien de penser un monde plus juste, tous ensemble !

 

Pour en savoir plus, allez faire un tour sur le site du ministère de l’économie et de l’innovation du Québec !


[1] Article de Le devoir de 2012 « Le Québec est une référence » https://www.ledevoir.com/economie/346289/un-quebec-exemplaire-le-quebec-est-une-reference#:~:text=Au%20Qu%C3%A9bec%2C%20le%20taux%20de,la%20m%C3%AAme%20p%C3%A9riode%20de%20temps.

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